Présidentielle en RCA: l’optimisme de Dologuélé face à Touadéra

Les deux anciens ministres Anicet Georges Dologuélé (G) et Faustin Touadéra, les deux candidats pour le deuxième tour de l'élection présidentielle centrafricaine.
© AFP

En Centrafrique, la campagne pour le second tour de l'élection présidentielle commence officiellement ce samedi 6 février. Anicet Dologuélé est sorti en tête au premier tour, mais c'est son concurrent, Faustin Touadéra, qui a raflé tous les soutiens des candidats déchus. Pour autant, Anicet Dologuélé reste confiant.

Anicet Dologuélé, c'est un peu « la force tranquille ». L’homme parle peu et préfère faire de ses échecs des atouts. S'il n'a pas réussi ou voulu - c'est selon – rallier à sa cause les candidats perdants au premier tour, « c'est presque un mal pour un bien », dit-il.

« Je pense que le prochain chef d’Etat doit être libre pour pouvoir diriger, en prenant des mesures très difficiles. Et il ne doit pas être prisonnier d’un certain nombre de candidats comme lui. Je pense qu’il faut avoir de la constance dans son choix et ceux qui ont signé, avec moi, ce sont des gens qui ont été constants, depuis le début », a tenu à souligner Anicet Dologuélé.

Et parmi les gens constants depuis le début, il y a Sylvain Patassé, qui a décidé de se rallier à Dologuélé avec, en ligne de mire, l'Assemblée nationale.

« Au sein de l’URCA, il y a eu des candidats qui sont allés aux législatives. Par contre, au niveau de Touadéra, il n’a pas envoyé de candidats aux législatives. Ce sera donc extrêmement difficile si demain il est élu. C’est pour cela que je me suis dit qu’il y avait plus de structures au sein de l’URCA et que j’ai préféré accompagner le président Dologuélé dans ce sens », a déclaré Sylvain Patassé.

La campagne du second tour débute ce samedi et s'achèvera dans une semaine. Les deux candidats au second tour ont déjà prévu d'écumer les provinces pour convaincre les électeurs.