Algérie: le Parlement se prononce sur la nouvelle Constitution

Parlement algérien.
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En Algérie, la nouvelle Constitution doit être votée par le Parlement ce dimanche. Et la polémique sur les binationaux se poursuit. L’article 51 prévoit que les hautes fonctions d’état ne soient accessibles qu’à ceux qui ont la nationalité algérienne « exclusive ». Face aux contestations, les autorités ont voulu préciser les choses.

Il fallait calmer la polémique. Interviewé cette semaine par la radio nationale, le conseiller à la présidence, Kamel Rezak Bara, réfute toute volonté de discrimination.

« Cela existe partout dans le monde. Il y a peut-être une dizaine, une quinzaine de postes ou de fonctions qui sont concernés. Je peux en citer quelques-uns : gouverneur de la Banque centrale, directeur général de la Sûreté nationale, président de la Cour suprême... Il est bien sûr évident qu'il faut avoir la nationalité algérienne esclusive pour ce type de poste », a réaffirmé le conseiller.

C'est un régime qui fonctionne sans aucun contre-pouvoir institutionnel
Fatiha Benabbou
07-02-2016 - Par RFI

Les autorités critiquent ceux qui dénoncent l’article 51, estimant qu’ils sont minoritaires. Mais Kamal Benkoussa, franco-algérien et candidat à l’élection présidentielle de 2014, estime qu’écarter la diaspora est une mesure politique.

« Ce qui les effraient, c'est la compétence. Ce qui les effraie, c'est que, en mettant en avant une réelle vision et en mettant en avant leur lacune dans la gestion des affaires courantes, et j'insiste affaires courantes, l'on mette au grand jour leur médiocrité. Donc ils n'ont rien trouvé d'autres que l'article 51. »

Malgré les protestations, l’article 51 et le texte de la nouvelle Constitution devraient être adopté sans difficulté par le Parlement.