Burundi: 4 civils tués dans des attaques à la grenade à Bujumbura

Un soldat patrouille dans les rues de Bujumbura après une attaque à la grenade, le 3 février 2016. On assiste à une recrudescence d'attaques armées dans la capitale burundaise depuis quelques jours.
© REUTERS/Jean Pierre Aime Harerimama

Au moins quatre personnes, dont un enfant, ont été tuées à la grenade à Bujumbura, dans la nuit de samedi à dimanche. 

Avec AFP

Trois grenades ont été lancées dans le quartier populaire de Kinama. « Deux personnes ont été tuées sur le champ, dont un petit garçon d'une dizaine d'années qui vendait des oeufs, et douze autres ont été blessées et évacuées vers l'hôpital », a précisé à l'AFP le maire de Bujumbura Freddy Mbonimpa. Deux des personnes blessées sont décédées dans la nuit, selon des témoins et des sources hospitalières. 

A Musaga, quartier contestataire du sud de Bujumbura, une grenade a été lancée sur une patrouille de policiers, mais elle « est tombée dans une parcelle où elle a fait huit blessés civils », a indiqué le maire de Bujumbura à l'AFP, qui précise qu'une cinquième grenade a été lancée à Musaga sur une patrouille militaire, sans faire de victime. 

Ces attaques n'ont pas encore été revendiquées. Le pouvoir et l'opposition s'accusaient mutuellement ce dimanche d'être derrière les « attaques terroristes » de la nuit dernière. 

Selon un haut gradé de la police cité par l'AFP, sous couvert d'anonymat, « comme à chaque fois qu'il va y avoir une visite diplomatique importante, les criminels armés redoublent d'activité pour montrer que la situation sécuritaire est catastrophique, alors que nous la maitrisons ». Une allusion à la visite prévue d'une délégation de cinq chefs d'Etat et de gouvernement africains mandatés par l'Union africaine. Selon cette même source, le pouvoir a accentué la répression dans les quartiers contestataires, où la police aurait opéré des dizaines d'arrestations depuis trois jours.