Violences communautaires en RDC: appel de la société civile du Lubero

Le camp de déplacés de Miriki accusé d'avoir accueilli les FDLR auxquels le massacre de début janvier 2016 est attribué.
© RFI / Sonia Rolley

La société civile du Lubero est très préoccupée, après une série d'incendies qui aurait touché plusieurs villages dans le sud du territoire. Zone où la tension reste vive entre Hutus et Nandés depuis le massacre de Miriki. La société civile estime que près de 500 maisons ont été brûlées depuis samedi soir 6 février 2016, principalement à Kasiki, où vivent les Nandés, et à Luhanga, où se trouve la communauté des Hutus. L'armée congolaise s'est déployée sur place, selon le porte-parole de l'opération Sukola I, et les patrouilles ont été renforcées. Pour l'instant, les FARDC assurent ne pas être en mesure de faire leur propre bilan des destructions des dernières heures. Joint par RFI, Joseph Malikidogo Mutsuva, président de la société civile du Lubero, en appelle aux autorités provinciales et nationales pour rétablir le calme entre Nandés et Hutus.

Si ce climat continue, ça va être une guerre intercommunautaire. Et c'est pour cette raison que nous demandons à notre gouvernement, tant provincial que national, de la République démocratique du Congo, de bien mettre les batteries en marche pour arrêter ces incompréhensions
Joseph Malikidogo Mutsuva, président de la société civile du Lubero
07-02-2016 - Par RFI