Burkina Faso: l’ex-otage australienne veut rester et retrouver son mari

L'Australienne Jocelyn Elliott, enlevée dans le nord du Burkina Faso par Aqmi mi-janvier, est arrivée ce lundi matin à Ouagadougou.
© AHEMED OUOBA / AFP

L'Australienne Jocelyn Elliott, enlevée dans le nord du Burkina Faso par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) mi-janvier, puis libérée samedi grâce à l'aide du Niger, est arrivée ce lundi matin 8 février à Ouagadougou. L'ex-otage a été reçue par les autorités. Jocelyn Elliott dit désormais vouloir retrouver son mari, médecin, qui reste détenu par ses ravisseurs.

Le président burkinabè a remercié les autorités nigériennes et australiennes pour le travail accompli sur le terrain dans le cadre de la libération de Jocelyn Elliott. Mais il reste encore du travail pour réunir le couple, a dit Roch Marc Christian Kaboré : « Je voudrais également dire que le travail doit se poursuivre. Et nous travaillerons en synergie avec le Niger et l’Australie pour faire en sorte que le couple puisse encore se retrouver ».

Heureuse d’être au Burkina Faso, Jocelyn Eliott, âgée de plus de 80 ans, prie pour la libération de son époux : « Je suis très heureuse de voir que je suis ici au milieu de ma famille du Burkina et je veux remercier les populations du Burkina aussi pour le soutien pendant mon absence. Je vais être avec mon mari bientôt pour que nous puissions retourner à Djibo ».

Aïchatou Kané Boulama, ministre nigérienne des Affaires étrangères, promet que son pays mettra tout en œuvre pour la libération du docteur Arthur Kenneth Elliott : « Je suis très heureuse qu’elle ait pu retrouver sa liberté, mais je dois vous dire que c’est une femme admirable et je la respecte beaucoup pour cela, pour son courage, pour sa ténacité, pour sa résilience. Le travail continu pour libérer son mari. Inch'Allah, on va le libérer ».

C’est à bord de l’avion présidentiel nigérien que l’ex-otage est arrivé tôt ce lundi à Ouagadougou.