Israël: la presse étrangère dans le collimateur des autorités israéliennes

Le Parlement israélien, la Knesset.
© (Photo : Wikimédia)

La presse étrangère dans le collimateur des autorités israéliennes. Une sous-commission parlementaire a convoqué le président d’une association de journalistes étrangers qui représente 400 médias. Elle reproche à ces journalistes d’avoir une couverture « biaisée » de la vague de violences qui secoue Jérusalem, Israël et les Territoires palestiniens. L’association s’en défend.

Le président de la FPA, l’association qui représente pas moins de 400 médias étrangers, a donc été sommé de s’expliquer devant des parlementaires israéliens, mais aussi des représentants du gouvernement et de l’armée.

Ce qu’on reproche à la presse étrangère ? Avoir une couverture « biaisée » de la vague de violences actuelles, qui « délégitimiserait l’action du gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme ». Faux, rétorque la FPA, « les journalistes étrangers couvrent les deux côtés » du conflit, israélien et palestinien.

La colère des autorités israéliennes est venue d’un titre malheureux du site de CBS sur une récente attaque à Jérusalem, les victimes israéliennes n’avaient pas été mentionnées. Le titre a été corrigé, mais le gouvernement israélien a jeté l’opprobre sur toute la presse étrangère, menaçant de révoquer les cartes de presse de journalistes « négligents ».

Les frictions entre le gouvernement israélien et les médias étrangers ne sont pas nouvelles. Cette fois, le président de la FPA n’a pas hésité à évoquer une « piètre chasse aux sorcières ».