Mali: le calme à Kidal après l’accord CMA-Gatia

Des militants indépendantistes du MNLA, à Kidal, dans le nord du Mali le 28 juillet 2013.
© AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Au nord du Mali, la petite ville de Kidal, une semaine après l'entrée sans violence de plusieurs centaines de civils et d'hommes armés de groupes alliés du gouvernement malien, reste très calme. Les rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) avaient demandé leur départ de la ville jusqu'à ce que les deux parties se mettent d'accord et sur le terrain, c'est toujours le statu quo.

On ne voit plus dans la ville de Kidal, ou dans ses environs, les nombreux véhicules avec mitrailleuses et autres armes lourdes. L’allègement annoncé du dispositif militaire du groupe des Touaregs de la tribu des Imrad et leurs alliés (Gatia) est effectif.

La ville se vide également. Des dizaines, voire des centaines de civils ou d’hommes armés, qui étaient venus sans violence début février, sont retournés d’où ils venaient. Certains ont rallié Gao, Ménaka ou même Bamako. Ceux qui sont restés sur place sont quasiment tous des combattants ou civils touaregs originaires de Kidal. Ils restent, disent-ils, des alliés déclarés du gouvernement malien.

Le climat est en tout cas à la détente à Kidal. Signe de cette baisse de tension, il y a eu un repas plutôt convivial entre chefs militaires des groupes armés, pourtant rivaux il y a encore quelque temps. De la place a été faite pour les arrivants dans le dispositif sécuritaire de la ville et dans le comité de gestion de la cité.

C’est dans ce contexte que le nouveau représentant du secrétaire général de l’ONU au Mali effectue sa première visite dans le Nord aux uns et aux autres. Mahamat Saleh Annadif a demandé le respect du cessez-le-feu en cours et un coup d’accélérateur dans l’application de l’accord de paix.