Mali: IBK reçoit le président allemand sur fond d'attaques au nord

Le président allemand Jochim Gauck et son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, au palais présidentiel à Bamako, le 12 février 2016.
© REUTERS/Adama Diarra

Au moins six casques bleus de l'ONU ont été tués à Kidal par de présumés jihadistes, tandis que près de Tombouctou, au nord-ouest du Mali, ce sont trois soldats maliens qui ont perdu la vie dans une embuscade. La multiplication des actes de violence au nord a été notamment l'un des sujets de discussion entre le président malien et le président allemand en visite vendredi au Mali. Berlin a récemment annoncé l'envoi d'un renfort de 650 militaires au Mali dans le cadre de la mission de l'ONU à Bamako.

En recevant le président de la République fédérale d’Allemagne, Joachim Gauck, le chef de l’Etat malien a notamment abordé avec son hôte les derniers événements de Kidal, où le camp de la Minusma a été attaqué vendredi par des jihadistes, faisant au moins morts parmi les casques bleus.

« J’ai rappelé à mon hôte qu’il fallait bien que l’on trouve une solution. Kidal ne peut pas rester une espèce de plaie béante au sein du Mali où des agressions sont commises quotidiennement et que la communauté internationale et nous-mêmes restions impuissants, à regarder cela. Non, cela n’est pas possible », a répété Ibrahim Boubakar Keïta.

De son côté, l’hôte du Mali a confirmé l’envoi prochain de 650 militaires allemands dans le nord du pays, mais répondant à une question de la presse, il a reconnu que la situation n’était pas encore très stable dans le septentrion. « Ma réponse est la suivante : je ne suis pas un optimiste naïf, loin de là. Nous comprenons parfaitement que la situation reste difficile, que la menace pèse toujours sur ce pays », a souligné Joachim Gauck.

Outre l’attaque de Kidal, les Forces armées maliennes ont perdu de leur côté trois hommes lors d’une embuscade tendue par de présumés jihadistes, près de Tombouctou, au nord-ouest.

Attendu ici la semaine prochaine, le Premier ministre français Manuel Valls évoquera sûrement avec les autorités locales cette multiplication d’actes de violence.