Mali: sanglantes attaques contre l’ONU et l’armée malienne

La force onusienne de la Minusma lors d'une visite à Kidal, dans le nord du Mali, en septembre 2015.
© Photo MINUSMA/Marco Dormino

Le Mali a connu plusieurs attaques vendredi. L’une d’elle s’est déroulée à Kidal contre une base de la Minusma. Elle a été revendiquée par le groupe islamiste Ansar Dine. Cette attaque-suicide a causé la mort d'au moins six casques bleus de l'ONU. Outre Kidal, une embuscade près de Tombouctou au nord-ouest du Mali a tué trois soldats maliens. Elle a été revendiquée par Aqmi.

Trois militaires maliens ont été tués, vendredi 12 février, près de Tombouctou. L’authentification de la revendication faite par des jihadistes est toujours en cours. En revanche, pour l’attaque de la mission de l’ONU à Kidal, l’opération a été menée par le groupe islamiste d’Ansar Dine, dirigé par lyad ag Ghali, un ex-chef rebelle touareg devenu jihadiste et dont la tête a été mise à prix depuis quelques années par les Américains.

Le communiqué de revendication donne des détails sur l’opération et précise notamment qu’un véhicule chargé d’explosifs a été lancé contre la base de la mission de l’ONU à Kidal, siège « des Français et des casques bleus » qualifiés d’« agresseurs » dans le même communiqué.

Le bilan de l’attaque, donné par le groupe islamiste d’Ansar Dine, est différent de celui fourni par la mission de l’ONU.

Enfin, le communiqué de revendication précise qu’un kamikaze mauritanien était à bord du véhicule piégé. Si cette information se confirme, cela indiquerait que le groupe islamiste Ansar Dine s’étoffe en son sein. Jusque-là, il était essentiellement composé de jeunes recrues originaires du Mali.