Présidentielle au Tchad: Dadnadji s'en prend à l'Union africaine

Siège de l'Union africaine à Addis Abeba, en Ethiopie (photo d'illustration).
© RFI/Neidy Ribeiro

Au Tchad, l'ancien Premier ministre Joseph Djimrangar Dadnadji a été investi par son parti candidat à la présidentielle du 10 avril prochain. Dadnadji a vivement critiqué l'Union africaine qui a choisi Idriss Deby pour la diriger alors que son mandat à la tête du Tchad est en jeu.

Pour son entrée dans la campagne électorale, le candidat du Cadre d’action populaire pour la solidarité et l’unité de la République (CAP-SUR) a attaqué l’Union africaine qui a choisi de désigner Idriss Déby comme président en exercice alors que son mandat est en jeu. Pour Joseph Djimrangar Dadnadji, à partir du moment où Idriss Déby est candidat à sa réélection, « on est obligés de dire "monsieur, là, ça ne va pas, vous gérez mal [...] S’il est bon vis-à-vis de l’Union africaine, au Tchad, les gens disent qu’il n’est pas bon ».

L’ancien Premier ministre a aussi attaqué le chef de l’Etat qui a déclaré qu’il faut pour le Tchad un système administratif du type fédéral. Une option qu’Idriss Déby a longtemps combattue auparavant. « C’est un reniement et c’est très dangereux, condamne M. Dadnadji au micro de RFI. Pour un homme d’Etat qui renie ses convictions. Je ne suis pas contre la fédération, mais je vous dis le problème n’est pas dans la forme. Le Tchad est une République, ça signifie que les gens sont dedans. Leur valeur est fondée sur ce qu’ils savent faire. »

L’ancien Premier ministre ajoute que pour lui et ses partisans, c’est la gestion patrimoniale de l’Etat qu’il faudra absolument abattre au soir du 10 avril 2016.