Le Cameroun annonce avoir tué 162 jihadistes de Boko Haram au Nigeria

Des soldats camerounais patrouillent à bord de véhicules militaires dans la commune de Fotokol, à la frontière du Nigeria, le 3 février 2015.
© AFP PHOTO / STEPHANE YAS

L'armée annonce avoir mené une importante incursion victorieuse contre le groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ex-Boko Haram) au Nigeria. Les combats ont eu lieu les 11 et 14 février à près de 20 kilomètres de la frontière avec le département camerounais du Logone et Chari, dans l'Extrême-Nord. Outre le démantèlement d'une importante logistique militaire et la destruction d'engins explosifs, l'armée annonce que l'opération a permis de tuer 162 éléments jihadistes.

Cette opération a été conduite en plein territoire nigérian, dans la localité de Goshi, dans l’Etat de Borno, en pleine intelligence, insiste-t-on à Yaoundé, avec les autorités du Nigeria. Le bilan de cette incursion musclée dans ce bastion du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ex-Boko Haram) en fait, selon le porte-parole du gouvernement camerounais, le ministre Issa Tchirouma, la plus grosse contre-attaque jamais menée par les forces de défense camerounaises contre cet ennemi.

« Goshi était le lieu de prédilection pour Boko Haram où étaient basés plusieurs ateliers, leur laboratoire, une partie de leur quartier général, explique-t-il. Et c’est de là donc que partaient les jeunes garçons, les jeunes filles ou les adultes qu’on armait de bombes, de ceintures explosives pour venir causer la destruction de nos populations et de leurs biens. Il y a eu plusieurs batailles et donc nos forces ont eu le dessus, ont détruit et ont neutralisé plus de 162 éléments de Boko Haram. Boko Haram en a eu pour son grade. »

L’enthousiasme autour de ce succès militaire a néanmoins été atténué par la perte dans les combats d’un jeune officier supérieur, un lieutenant-colonel, monté en grade en janvier dernier. Sa mort a suscité une grande émotion dans les médias et les réseaux sociaux.