Fin de l'inscription sur les listes électorales au Congo-Brazzaville

A la veille du référendum d'octobre 2015, les électeurs vérifient si leur nom est bien inscrit sur les listes électorales. Le résultat positif du scrutin autorise le président Sassou Nguesso à briguer un nouveau mandat en mars 2016.
© RFI/HAECKLER Bertrand

Lancée le 15 janvier dernier, l'opération de révision des listes électorales, en vue d'améliorer et fiabiliser le fichier électoral, dans la perspective de la présidentielle du 20 mars, a pris fin hier, lundi 15 février au Congo-Brazzaville. L'opposition appelle cependant à la prolongation de l'opération à un mois du scrutin présidentiel. Dans l'ensemble l'opération de révision des listes a connu un engouement sans précédent.

Hier lundi en fin d'après-midi, le siège de la commune de Bacongo au sud de Brazzaville était noir de monde. Dans le bâtiment, dans la cour, au pied d'un avocatier et d'un palmier des jeunes filles et garçons et même des personnes de troisième âge entouraient des agents recenseurs. Carte d'identité ou acte de naissance à la main, ils tenaient à se faire enregistrer.

L'opposition appelle à une prolongation de l'opération

« C’est un devoir de participer aux élections présidentielles, voilà pourquoi je suis venu le faire » explique à RFI un jeune homme. « Je suis là pour me faire enregistrer parce que nous sommes à l'approche des élections présidentielles », précise un autre. « Je suis là avec tout ma famille : ma femme, y compris ma mère », lance un autre homme.
« Il fallait faire d'abord un recensement fiable pour que tout le monde ait l'amabilité d'aller au vote et de voter pour son candidat », affirme une femme d'une cinquantaine d'années.

Ces électeurs tiennent à voter le 20 mars, jour de la présidentielle. Ils étaient les derniers à se faire enregistrer, ce lundi étant le dernier jour pour la révision des listes électorales. Le gouvernement n'a pas pris d'arrêté pour prolonger l'opération selon une source au ministère de l'Intérieur. « Mais, nous appelons cette prolongation de tous nos voeux parce que aller à l'élection dans les conditions actuelles, c'est faire les choses dans la précipitation », proteste l'opposant Clément Miérassa du Parti social démocrate congolais (PSDC).