Volley-ball: qualification historique aux JO pour les Camerounaises

Avec les Indomptables, Stephanie Fotso, le poing serré, tient enfin une qualification historique aux Jeux Olympiques pour le Cameroun.
© Courtesy of CAVB

Au terme d’une superbe finale, les Indomptables camerounaises ont battu au tie-break (3-2), mardi 16 février 2016, l’Egypte lors du Tournoi africain de qualification olympique (TQO). Une victoire synonyme de participation inédite aux JO pour une équipe de volley camerounaise.

A Rio en 2016, pour la première de son histoire, le volley camerounais va vivre ses premiers Jeux Olympiques par la grâce de ses filles Indomptables, vainqueurs magnifiques des Pharaonnes au bout d’une finale qui a tenu toutes ses promesses.

En accueillant le Tournoi qualificatif, les Camerounaises savaient qu’elles avaient une belle opportunité d’aller au bout, grâce à leur public. « C’est une chance unique, avait lancé la centrale Stéphanie Fotso, avant le début de la compétition. On se dit que ce tournoi, c’est notre propre histoire qu’on écrit, qu’on doit marquer celle du volley-ball camerounais. Chaque fille présente à Yaoundé est donc pleinement consciente qu’elle doit donner le meilleur d’elle-même ».

Mardi chacune a donné le meilleur et est allée certainement au bout d’elle-même. Car il a fallu sûrement du courage et beaucoup de volonté pour venir à bout d’une Egypte qui n’est pas passée loin de briser leur rêve olympique.

Il a fallu plus que le talent pour ne pas lâcher après avoir vu les Pharaonnes leur passer devant dans les deuxième (25-27) et troisième sets (21-25) alors qu’elles avaient brillamment gagné le premier (25-14). Les Indomptables ont eu le mérite d’arracher l’égalisation dans le 4e set (25-23). Un retour qui a douché l’Egypte, impuissante dans le tie-break (15-7), et offert au volley camerounais un billet historique pour les Jeux Olympiques.

Un peu plus tôt, l’Algérie, présente aux JO 2012, avait perdu (0-3) le match de la troisième place face au Kenya, ainsi que sa dernière chance de voir Rio. Pour les Kényanes et Egyptiennes, l’espoir demeure avec un dernier tournoi international de repêchage en mai prochain.