Mali : après l'accord d'Alger, la paix des tribus

Touaregs maliens lors d'une réunion vace le gouvernement malien à Alger et les mouverments armés du nord, le 18 janvier 2016.
© Farouk Batiche / AFP

Au Mali, il y a l’accord de paix et de réconciliation d’Alger entre les groupes armés du nord et le gouvernement malien. Mais il faut désormais compter également avec la multitude d’accords entre communautés, tribu et fractions composante des groupes armés ex-rivaux. Des chefs de communautés continuent par être désignés, et ils se donnent RDV dans la capitale malienne pour parler de paix.

Après la désignation du général El Hadj Ag Gamou comme président de la communauté des touaregs de la tribu des Imrad et alliés, c’est au tour d’une bonne partie de la communauté des arabes de la région de Gao de désigner leur chef. Hanoune Ould Ali, c’est son nom.

Ces deux responsables se déclarent loyaux au gouvernement malien, mais depuis quelques mois ils ont engagé des négociations directes avec leurs ex-rivaux de la Coordination des Mouvements de l’Azawad - CMA. Des rencontres inter-communautaires ont porté des fruits, exemple : accalmie sur le terrain et plus récemment l’ex-rébellion a finalement accepté l’entrée dans son fief de Kidal, au nord-est, de plusieurs centaines d’hommes armés venus des rangs de ses adversaires d’hier.

Pour le moment, ces anciens ennemis marchent main dans la main. Certains ont la crainte que la paix se fasse sur le dos du gouvernement malien. C’est pour cette raison que pour rassurer les uns et les autres, les leaders des différentes communautés, des différents groupes armés, se sont donné rendez-vous cette semaine dans la capitale malienne pour rencontrer officiels maliens et responsables de la mission de l’ONU. Le général El Hadj Ag Gamou et Hanoune Ould Ali sont déjà arrivés à Bamako, ils attendent l’arrivée des chefs de l’ex-rébellion et également chefs de communautés.