Crash Air Algérie: que sont devenus les restes des victimes?

Le lieu du crash du vol AH5017 d'Air Algérie, le jeudi 24 juillet 2014.
© REUTERS/Stringer

En juillet 2014, le crash d'un vol d'Air Algérie dans le nord du Mali avait fait 116 victimes. Parmi ces victimes, 54 Français, dont les familles viennent de découvrir que les restes non identifiés de leurs proches avaient été enterrés au Mali, en mai dernier. Les familles déplorent cette découverte, mais les autorités maliennes justifient cette décision en assurant avoir respecté les règles internationales.

« Nous avons suivi les dispositions règlementaires, assure-t-on au ministère malien des Transports, celles de l'Organisation de l'aviation civile internationale. » Les reliquats des corps qui n'avaient pas pu être identifiés étaient restés dans un container à Gao, non loin du lieu de l'accident, dans le nord du Mali.

« Les victimes venaient d'une quinzaine de pays, explique encore cette source haut placée au sein du ministère, il était difficile de faire autrement. » Et de préciser que les autorités maliennes déplorent cette situation et comprennent la douleur des familles : « tout a été fait de la façon la plus respectueuse et la plus propre », plaide encore cette source.

Les restes des victimes ont été transportés dans des sacs mortuaires et disposés dans une dizaine de cercueils, qui ont été alignés puis enterrés dans un mausolée bâti dans l'enceinte d'un cimetière de la capitale malienne. A Bamako donc, et non à Gossi, lieu de l'accident, ni à Gao première ville du Nord... Pour des raisons de sécurité et afin de permettre aux familles de venir se recueillir.

Les familles avaient récupéré les restes identifiés de leurs proches, tués dans le crash de l'avion, mais elles souhaitaient que les restes non identifiés puissent être rapatriés et enterrés à Ouagadougou, où une stèle doit être érigée en hommage aux 116 victimes.

On ne sait plus ce qui s’est passé, où ils sont : est-ce qu’il y a eu un enterrement ? une crémation sont-ils dans des malles ? dans des cercueils ?… Nos amis burkinabè ne sont pas plus avancés dans leurs démarches. Ils sont comme nous à la recherche de la vérité…
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18-02-2016 - Par Carlotta Morteo