Rejet du quinquennat: Macky Sall fait la Une de la presse au Sénégal

Macky Sall et l'avis du Conseil constitutionnel révélé mardi soir sont à la Une de la presse sénégalaise ce mercredi 17 février.
© RFI/Guillaume Thibault

Macky Sall terminera donc son mandat de sept ans jusqu'en 2019. Le chef de l'Etat sénégalais a suivi la décision du Conseil constitutionnel, qui estime que la réduction du mandat en cours de sept à cinq ans, promesse de M. Sall lors de la campagne de 2012, n'est pas légale. Au lendemain de cette annonce, la presse sénégalaise titre sur cette actualité.

Avec notre correspondant à Dakar, Guillaume Thibault

En Une de L'Obs, Macky Sall apparaît pensif, presque inquiet. « Les cinq sages recalent Macky » titre ce journal, qui écrit page 4 au sujet du mandat de sept ans : « Une décision comme un pied de nez à tous ses partisans qui ont affirmé urbi et orbi que le président allait respecter sa parole parce que c'est un homme de parole. C'est malheureusement raté. »

Le Soleil titre : « Le Conseil constitutionnel tranche le débat ». Ce quotidien publie l'intégralité du discours du chef de l'Etat, et cite notamment le secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly : « La volonté de Macky Sall ne peut pas primer sur le droit ».

« Ça tiendra bien jusqu'en 2019 », affiche pour sa part L'Enquête en Une. Dans un article intitulé « La légalité censure la parole donnée », il est écrit que « le chef de l'Etat s'est voulu plus légaliste que moraliste. S'il l'avait dit dès le début, le Sénégal aurait sans doute économisé de l'encre et de la salive. »

Autre titre dans le quotidien : « Macky Sall : marche risquée vers 2019 ». Page 13, le journaliste écrit que le président « a décidé de faire un mandat de sept ans, il met de l'eau dans les moulins de ses opposants, brise le pacte qui le liait avec une certaine opinion nationale et internationale ».

Peu de réactions dans la population, dans l'opposition, encore moins de la société civile dans la presse du jour. Des conférences de presse vont se tenir dans les prochains jours. Joint au téléphone, Fadel Barro, du mouvement Y'en a marre, a exprimé sa grande déception suite à la décision de Macky Sall de terminer son mandat en 2019.