Viol d’une jeune Tchadienne: arrestations et marche en noir et blanc

Les auteurs présumés du viol de la jeune Tchadienne Zouhoura ont été arrêtés, a annoncé mardi 16 février 2016 le procureur général de Ndjamena.(photo d'illustration)
© (Photo by Thomas SAMSON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Au Tchad, la justice a annoncé mardi 16 février avoir arrêté les huit présumés violeurs de la jeune fille, un viol filmé et posté sur les réseaux sociaux qui a provoqué de grandes indignations au sein de la population. Des indignations qui ne sont pas prêtes de retomber, malgré les propos apaisants des autorités.

Le parquet général auprès de la Cour d’appel de Ndjamena dit s’être saisi de l’affaire, même si aucune plainte n’a été déposée jusque-là. L’enquête menée par la police a évolué très vite.

« La police a pu interpeller et déférer au parquet ce jour, 16 février : Mahamat Bichara, Hassane Al-Hassine Fadoul, Abdel-Malick Moussa, Salahadine Moussa Faki, Mahamat Baradine Hissein. Nous venons d’apprendre par la bouche du directeur général de la police nationale que les fugitifs Abdramane Tidjani et Miss alias Djounga, Mahamat Hamat Hadjar, Haggar Brahim Mahamat et Hassan Nourène ont été repérés à Mara dans le premier arrondissement de la ville de Ndjamena et l’opération de leur arrestation est en cours », a déclaré Louampambé Mahouli Bruno, procureur général près la Cour d’appel de Ndjamena.

Les faits ont été qualifiés et l’affaire confiée à un juge d’instruction, mais l’annonce n’a pas suffi à calmer la colère. Un appel pour une nouvelle manifestation a été lancé ce mercredi 17 février. Ceux qui réclament justice pour la jeune femme violée doivent se vêtir en blanc et ceux qui appellent au jugement des meurtriers du jeune Abachou, mort pendant la première manifestation contre le viol de la jeune fille, doivent s’habiller en noir, chacun avec sa pancarte. Les parents du jeune garçon ont porté plainte contre X apprend-t-on ce mercredi matin.