Congo-Brazzaville: polémique sur la nouvelle commission électorale

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso.
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Le président Denis Sassou-Nguesso vient d’instaurer un décret nommant les animateurs de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) à un mois de la présidentielle du 20 mars. La configuration et la composition de cette structure sont boudées par l'opposition, qui n'y voit aucune indépendance et aucun changement. La majorité de son côté estime que c'est à l'œuvre qu'on devra plutôt juger ces animateurs de la CNEI.

La Commission nationale électorale indépendante (CNEI) remplace la Commission nationale d'organisation des élections (Conel) opérationnelle depuis 2001. Mais elle n'est pas la bienvenue pour l'opposant Clément Miérassa qui conteste son indépendance et ne voit aucun changement notamment au niveau de son bureau.

« Tout le monde est convaincu que ce qu'on nous a servi n'est rien d'autre qu'une reconduction de la Conel qui existait avant. Les animateurs sont restés les mêmes ; donc il n'y a aucune évolution. C'est du copier-coller. Il n'y a rien qui a changé. Et cela ne garantit en rien la transparence du scrutin présidentiel du 20 mars », critique M. Miérassa.

Ces critiques sont rejetées par Serges Michel Odzocki, porte-parole du Parti congolais du travail (PCT, le parti au pouvoir). Pour lui c'est à l'œuvre qu'on reconnaîtra l'indépendance et le travail des animateurs de la CNEI.

« Il faut que nous dépassions cette étape. Cette façon de faire où la critique est systématique. Nous allons apprécier et juger aux résultats et voir, notamment les compatriotes que nous avons placés là-bas, comment ils traduisent nos aspirations dans les faits », a fait comprendre M. Odzocki.

Le pouvoir et l'opposition restent certes divisés sur la configuration de la nouvelle Commission électorale, mais ils appellent tous à une présidentielle apaisée.