Processus de paix au Mali: des progrès au niveau du cantonnement

Des militaires maliens à l'entrée de Tombouctou, dans le nord du Mali, le 5 février 2016.
© REUTERS/Moulaye Chirfi

Dans le cadre du processus de paix au Mali, la phase du cantonnement avait connu, on s'en souvient, des débuts laborieux. Mais depuis quelques temps, on entrevoit quelques éclaircies. Jeudi 18 février à Bamako, Samba Tall, un spécialiste de la question au sein de la mission de l'ONU au Mali, la Minusma, a rencontré la presse pour faire un point.

La reconnaissance et la construction des 24 sites de cantonnement validés par les groupes armés rebelles et pro-gouvernementaux ont commencé.

Samba Tall, directeur de l’unité Réforme du secteur de la sécurité / Démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) de la Minusma, était jeudi à Bamako pour en parler.

« Dix-huit de ces sites ont déjà été reconnus. Il reste à en reconnaître six. Parmi ceux qui ont été reconnus, quinze ont été validés. La construction a commencé », a-t-il détaillé.

Pour aller vite, une réunion du Comité technique de sécurité, composé de tous les acteurs signataires de l’accord d’Alger, se tient ce vendredi 19 février à Bamako.

Quelle prochaine étape pour le processus « DDR » (« Désarmement, démobilisation et réinsertion des combattants ») ? Réponse de Samba Tall, spécialiste de la question au sein de la Minusma :

« Les groupes armés doivent soumettre la liste certifiée de leurs combattants. On est assez bien avancé dans le processus. »

Tout au long de ce processus DDR, l’ONU financera sur le terrain des projets à caractère socio-économique, permettant de réduire dans les contrées - notamment du nord - la violence communautaire. Onze projets sont déjà fonctionnels.