Faustin-Archange Touadéra élu président de Centrafrique

L'ancien Premier ministre centrafricain, Faustin Touadéra, le 28 décembre 2015 à Bangui.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Selon les résultats du second tour de la présidentielle publiés samedi par l'Autorité nationale électorale, l'ancien Premier ministre Faustin-Archange Touadéra a recueilli 62,71% des suffrages contre 37,29% pour son rival, Anicet-Georges Dologuélé. Ces résultats doivent être validés par la Cour constitutionnelle de transition. Cette élection tourne la page de la transition et suscite beaucoup d'espoirs en Centrafrique.

Désormais chargé de redresser un pays parmi les plus pauvres de la planète qui a sombré dans le chaos après les tueries intercommunautaires de 2013-14, Faustin-Archange Touadéra a obtenu 695 059 voix, contre 413 352 à Anicet-Georges Dologuélé, selon l'ANE (Autorité nationale électorale).

Malgré la volonté affichée des électeurs à Bangui lors du second tour dimanche de voter en masse pour élire un président, après de nombreux reports, afin de tourner la page des violences, la participation au niveau national n'a pas été aussi forte qu'attendue par les responsables politiques centrafricains. Sur 1 954 433 électeurs inscrits, 1 153 300 ont voté, pour 1 108 411 suffrages exprimés, selon l'ANE.

Anicet Georges Dologuélé, un des favoris parmi 30 candidats en lice, était arrivé en tête du premier tour (23,78%) le 30 décembre. Le score de M. Touadéra (19,42%), candidat indépendant qui a fait une campagne discrète avec moins de moyens financiers que son adversaire, avait été la grande surprise du premier tour.

A l'annonce des résultats du second tour, Anicet-Georges Dologuélé a dénoncé des fraudes et joué la carte de l'apaisement, en appellant ses militants au calme.

Un système de fraudes massives orchestrées à plusieurs niveaux avec l'implication ostentatoire des pouvoirs publics (...) Pour la paix je fais le choix de respecter le résultat provisoire publié par l'ANE (...) J'invite mes militants, sympathisants et alliés à garder le calme
Réaction d'Anicet-Georges Dologuélé
20-02-2016 - Par Matéo Guidoux