Touadéra: «Nous allons faire de la République centrafricaine un pays uni»

L'ancien Premier ministre centrafricain vainqueur du scrutin présidentiel, Faustin Touadéra, ici à Bangui.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Faustin-Archange Touadéra a remporté le second tour de l'élection présidentielle avec 62,71% des suffrages, selon des résultats encore provisoires de l'Autorité nationale des élections. Même si le scrutin doit être validé par la Cour constitutionnelle de transition, l'ancien Premier ministre centrafricain a saisi l’importance des défis qui l’attendent.  

Faustin-Archange Touadéra le sait : il vient d’être investi de la lourde charge de redresser un pays parmi les plus pauvres de la planète. Il a endossé sa casquette de président rassembleur et dans une courte allocution a déjà exhorté les Centrafricains à se mettre au travail pour reconstruire le pays.

« Mes chers compatriotes, croyez bien que je mesure le poids de la charge que vous venez de me confier. Ensemble, nous allons faire de la République centrafricaine un pays uni, solidaire et prospère », a déclaré le président fraîchement élu.

Dernier Premier ministre de l'ex-président François Bozizé renversé en 2013 par la rébellion Séléka, Touadéra a également appelé au rassemblement : « Centrafricains de toutes les régions, de toutes les religions, des différents statuts sociaux, de tous les secteurs d’activités, de toutes les générations, nous allons transformer notre pays en un vaste chantier offrant des opportunités d’emplois aux jeunes, créant des richesses pouvant être redistribuées de manière équitable. »

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Celui que l’on surnomme le « candidat du peuple » a clos son allocution avec un message d’espoir prônant « l’égalité réelle entre les hommes et les femmes » et en affichant la volonté « d’accroître la participation des jeunes à la vie publique » et de « consolider la paix » en Centrafrique.

Les chantiers qui attendent le nouveau président sont nombreux. Touadéra et ses soutiens le savent. Pas question de manifester une joie trop ostentatoire, confie son entourage. Le travail avant tout.

De son côté, son adversaire, Anicet-Georges Dologuélé, lui aussi ancien chef du gouvernement, a dénoncé des fraudes, mais ne contestera pas sa défaite.

« Pour la paix, j'ai donc fait le choix de renoncer à saisir la Cour constitutionnelle pour annulation et toutes autres actions. Je respecte la décision de l'Autorité nationale des élections tout en félicitant le nouveau président élu », a-t-il déclaré lors d'un point de presse à son domicile.

(Avec AFP)