Valls rend hommage aux victimes des attaques de Ouagadougou

Manuel Valls déposant une gerbe de fleurs devant la terrasse du Cappuccino, le 20 février 2016.
© MIGUEL MEDINA / AFP

« L'Afrique, c'est le continent de l'avenir », a déclaré le Premier ministre Manuel Valls samedi 20 février lors d'une visite à Ouagadougou, frappée par un attentat jihadiste sanglant il y a un mois. Après 36 heures passées au Mali, où il a rencontré le président Ibrahim Boubacar Keïta deux fois et rendu visite aux troupes françaises de la mission Barkhane, Manuel Valls s'est rendu sur un deuxième théâtre d'attentat meurtrier au Sahel. Le 15 janvier, des hommes armés avaient attaqué plusieurs sites d'un quartier de la capitale du Burkina Faso, fréquenté par les expatriés. Ils avaient fait 30 morts et 70 blessés.

Moment d’émotion, ce samedi, quand le Premier ministre français et son homologue burkinabè se sont recueillis devant le restaurant Cappuccino de Ouagadougou, là où les terroristes avaient frappé le 15 janvier dernier.

Aujourd’hui la terrasse des suppliciés est cachée par une grande palissage métallique sur laquelle est fixé un panneau blanc où l’on peut lire « Je suis Africain », une façon de dire que la violence religieuse est tout sauf une valeur africaine.

« Les terroristes s’attaquent à la démocratie et à la liberté. Et en venant ici, en assurant les autorités burkinabè de notre soutien, de notre engagement à leurs côtés pour leur sécurité et pour leur développement, c’est aussi un geste d’amitié, de fraternité, de solidarité que j’ai voulu accomplir au nom de la France, a expliqué Manuel Valls au micro de RFI. Nous sommes plus forts. Mais la vie ici sera plus forte que la mort que les terroristes ont voulu répandre. »

Comme au Mali, la question sécuritaire a été au cœur de la visite du chef du gouvernement français au Burkina Faso. « Il faut mieux surveiller la frontière nord du Burkina pour empêcher les infiltrations de jihadistes en provenance du Mali », a expliqué le président Roch Marc Christian Kaboré à son hôte français.

Moyens aériens

Il faut donc que le Burkina Faso se dote d’une flotte de petits avions de surveillance et d’hélicoptères, capables de survoler cette frontière. Pour cela, la France doit l’aider. Alors que va répondre Paris ? On en saura plus quand le président Roch Marc Christian Kaboré se rendra à l’Elysée. De bonne source, le déplacement du nouveau président burkinabè en France aura lieu dans les prochaines semaines.