Burkina Faso: «Rambo», pilier de l'ex-RSP, extradé de Côte d'Ivoire

Au sein de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle, Moussa Nébé, était chargé de la sécurité de Blaise Compaoré.
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Considéré comme l'un des fidèles gardes de l'ancien président Blaise Compaoré, Moussa Nébié, alias « Rambo », est soupçonné par certains témoignages d'avoir mené le putsch de septembre dernier contre le gouvernement de la transition burkinabè. Ce sous-officier, instructeur au sein de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle, activement recherché par la justice militaire de son pays a été interpellé en Côte d'Ivoire et extradé dans son pays.

Moussa Nébié, alias « Rambo », fait partie du type de soldats que tout officier aimerait avoir à ses côtés. Courageux, selon un de ses frères d'armes et ami, c'est d'ailleurs ce qui lui a valu le surnom de « Rambo » avant même son entrée au sein du Régiment de sécurité présidentielle burkinabè.

« Tôlier » du régiment

« C'est l'un des tôliers de la maison. L'un des plus anciens de l'ex-RSP », relate un journaliste. Il a toujours fait partie du noyau dur, chargé de la sécurité de l'ancien président Blaise Compaoré jusqu'à la chute de ce dernier le 31 octobre 2014.

Après avoir conduit Blaise Compaoré dans son exil ivoirien, Moussa Nébié est revenu au pays et c'est à l'avènement du putsch de septembre qu'il est réapparu aux côtés du général Gilbert Diendéré, dont il était chargé de la sécurité. C'est lui et Roger Koussoubé, dit « le Touareg », qui ont conduit Gilbert Diendéré dans l'enceinte du palais présidentiel, avant de s'enfuir vers la Côte d'Ivoire à l'aide d'un véhicule banalisé.

L'idole des jeunes soldats

Physiquement, Moussa Nébié, passe inaperçu, mais dans le domaine du maniement des armes et des techniques commandos, il est craint et respecté par les jeunes soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle. « C'est une idôle pour les jeunes de l'ex-RSP au regard de son passé », confie un officier. « Il a su maintenir un mythe autour de sa personne en racontant ses hauts faits au cours de certaines missions spéciales », souligne un autre officier de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle.

Selon certains témoignages, c'est lui qui aurait procédé à l'arrestation du président de la transition Michel Kafando et du Premier ministre Isaac Zida, le 16 septembre dernier.