Congo-Brazzaville: le général Mokoko entendu par le procureur

Jean-Marie Michel Mokoko, le 7 mai 2014, à Bangui.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Au Congo Brazzaville, le général Jean-Marie Michel Mokoko a été entendu ce lundi 22 février au matin par le procureur de la République de Brazzaville. Le candidat à la présidentielle est mis en cause dans une vidéo tournée en 2007 ; celle-ci montre ce qui ressemble à des préparatifs d'une tentative de coup d'Etat.

Dès 8 heures ce lundi 22 février au matin, le général Jean-Marie Michel Mokoko se rend, non pas au siège de la DGST où il est convoqué, mais directement au palais de Justice. Il s'y rend librement, de son plein gré, « parce que, explique son entourage, il a voulu montrer qu'il ne se dérobait pas à la justice ».

Là, il est entendu d'abord par le procureur général de la Cour suprême, puis par le procureur de la République qui avait demandé son interpellation. A 9 h 50 exactement, selon des témoins, il sort du bureau pour être embarqué avec ses deux avocats par un véhicule de la gendarmerie.

Aucune information sur une inculpation

A l'heure qu'il est, selon Anatole Limbongo Ngoka, président du comité de soutien au général Jean-Marie Michel Mokoko, ce dernier se trouve actuellement au siège de la DGST. A ce stade, il n'y a aucune information sur une éventuelle inculpation.

Jusqu'à présent, les autorités ont toujours parlé d'enquête préliminaire sur des faits graves de nature à menacer la sécurité du pays. Rappelons que le général Mokoko n'a pas nié l'existence de la vidéo qui circule depuis une semaine mais il a toujours assuré avoir été piégé sans s'expliquer précisément sur le fond. Ses proches accusent les autorités d'avoir volontairement exhumé cette cassette vieille au moins d'une dizaine d'années pour le disqualifier dans la cours à la présidentielle.