Congo-Brazzaville: Mokoko relâché, l'enquête se poursuit

Le général Mokoko, candidat à la présidentielle au Congo-Brazzaville.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Le général Jean-Marie Michel Mokoko est sorti libre cet après-midi des locaux de la DGST où il a été longuement entendu aujourd'hui par la direction générale de la sécurité du territoire. Candidat à la présidentielle du 20 mars prochain, il a été interrogé dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte à propos de la vidéo tournée il y a une dizaine d'années et qui le met en scène dans ce qui ressemble à la préparation d'un présumé coup d'Etat.

C'est le soulagement ce soir, pour Me Esseau, l'un des avocats du général Mokoko. L'interrogatoire de son client a pris fin vers 17 heures et l'ancien chef d'état-major n'a pas été placé en garde à vue, comme ses partisans le redoudaient. Ses quatre avocats ont pu l'assister. « Les droits de la défense ont été respectés », se félicite donc Me Esseau ajoutant que c'est « exceptionnel à la DGST ».

Très tôt ce matin, le général s'était de lui-même présenté au parquet pour essayer d'être entendu par le procureur de la Cour suprême. Mais ce dernier l'a renvoyé vers le procureur de la République qui l'a lui-même fait conduire à la DGST, où le général était initialement convoqué pour la troisième fois, mais où jusqu'à présent il avait refusé de se rendre.

L'enquête préliminaire va se poursuivre. Le général pourrait être de nouveau entendu et ce n'est qu'à l'issue de l'enquête que le procureur décidera si oui ou non il faut aller plus loin.

A ce stade, les avocats du général Mokoko rappellent que leur client bénéficie de la présomption d'innocence. Rien, à leurs yeux, ne pourrait donc justifier l'invalidation de sa candidature par le Conseil constitutonnel comme le redoutent certains.