Dialogue politique en RDC: le G7 clarifie sa position

Le président Joseph Kabila, lors d'un discours devant le Parlement congolais, le 15 décembre 2012.
© AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNAH

En République démocratique du Congo, voilà un communiqué qui a fait couler beaucoup d’encre. Ce week-end, le G7, le groupe des sept partis qui a claqué la porte de la majorité l’an dernier, s’était dit prêt à des discussions paritaires pour organiser les élections et, en cas d’absence d’organisation de la présidentielle dans les délais, à une transition de trois mois sans Joseph Kabila. Du côté de la majorité, on se réjouit de ce qu’on considère comme un pas en direction du dialogue convoqué par le président congolais. L’autre coalition de l’opposition, la Dynamique, elle, grince des dents et le G7 se retrouve obligé de clarifier sa position.

« Il faut éviter de faire accréditer la thèse que c'est l'opposition qui bloque », explique l’ex-vice-président de l’Assemblée nationale et membre du G7, Christophe Lutundula. Et c’est l’un des points d’achoppement avec la dynamique de l’opposition. Depuis mercredi 17 février, les deux plateformes étaient en discussion pour publier un communiqué conjoint.

« On a eu des divergences », reconnait Joseph Olengankhoy, modérateur de la Dynamique, coalition de l'opposition qui a renouvelé ce dimanche 21 février dans un communiqué son « non » ferme à un dialogue jugé inopportun et son « oui » au respect strict de la Constitution et des délais constitutionnels. « Nous connaissons mieux notre Constitution et son importance que la communauté internationale. On a dit au G7 que c’était à nous de leur faire comprendre », poursuit Joseph Olenghankoy.

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Mais pour Christophe Lutundula du G7, c’est moins un problème de fond que de tonalité. « Le G7 pose des conditions à ces discussions paritaires », assure-t-il même si elles ne sont pas explicitées dans le communiqué. A savoir, un engagement solennel des acteurs à ne pas toucher à la Constitution, l’engagement du président Kabila à partir à l’issue de son mandat, que les élections aient été organisées ou pas, la levée de toutes les mesures restrictives de liberté, l’ouverture des médias publics à l’opposition, la libération des prisonniers et l’annulation de l’élection des gouverneurs prévue en mars. « On ne peut pas donner à la majorité une prime à la volonté manifeste de ne pas organiser les élections », conclut Christophe Lutundula.

Pour le porte-parole de la majorité présidentielle, André Alain Atundu, qui ne réagit qu’au communiqué rendu public dans le week-end, « ce communiqué du G7 ne traduit plus la volonté de faire bande à part et de privilégier leur ambition politique aux intérêts de notre population et de notre démocratie ».

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