Niger: on a voté dans le calme, prolongation ce lundi

Un électeur vote lors des élections -présidentielle et législatives- à Niamey, le 21 février 2016.
© REUTERS/Joe Penney

Au Niger, les élections, présidentielle et législatives, se tenaient ce dimanche 21 février, mais il y a eu des retards un peu partout dans le pays. Aussi, le vote doit-il être prolongé ce lundi. Retour sur ce premier tour du scrutin dans la capitale et dans le reste du pays.

A Niamey, les électeurs ont commencé à voter très timidement ce dimanche 21 février au matin, mais, dès la mi-journée, il y avait foule dans plusieurs centres de vote. Les gens ont fait la queue dans le calme dehors, sous des arbres, et ce malgré le vent chargé de poussière qui soufflait sur la capitale.

La procédure de vote en elle-même a déboussolé certains électeurs. En effet, ce scrutin est double avec un bulletin unique d’un côté pour la présidentielle et plusieurs bulletins pour les législatives. Deux votes, deux urnes, et un seul isoloir en général, d’où les embouteillages parfois à l’intérieur des salles de classe.

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Le vote des personnes sans papiers, accompagnées de témoins, a aussi ralenti les opérations, un vote plus long à exécuter et très fréquent dans certains bureaux de la capitale. Dans l’école où RFI a pu assister au dépouillement, il s’est déroulé dans la soirée avec beaucoup de sérieux et d’application, à la lumière de quelques lampes de poche et téléphones portables.

Pas d'incident majeur

Aucun incident majeur n'était à déplorer ce dimanche, mais des procédures de vote parfois pas très académiques et des incidents isolés dans plusieurs régions qui ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre.

 

Ce que les observateurs ont relevé essentiellement dans la capitale et ailleurs, ce sont les nombreux retards à l’ouverture : une heure ou deux, parfois beaucoup plus. Par endroits, les membres des bureaux ne s’étaient pas présentés. Ailleurs, c’est pour des raisons logistiques essentiellement, c’est-à-dire par manque de matériel. Certains bureaux n’ont pas pu ouvrir du tout et ce sont eux qui devraient voter aujourd’hui.

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Selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni), les bureaux de vote pourraient être plusieurs dizaines, autour d’une centaine éventuellement, à être concernés par cette prolongation des opérations de vote ce lundi 22 février 2016.