Ouganda: les tensions politiques restent présentes

Un policier ougandais dans Kampala, en mars 2015.
© AFP PHOTO/ ISAAC KASAMANI

En Ouganda, deux jours après l'annonce des résultats donnant Museveni vainqueur, les tensions politiques sont encore bien présentes. S'il n'y a pas de manifestants dans les rues, un grand meeting devant célébrer la victoire de Museveni ce lundi 22 février a cependant été repoussé. Dimanche, le candidat Besigye restait toujours dans sa résidence sous surveillance policière.

Au lendemain des résultats des élections, Kizza Besigye était toujours retenu chez lui. Quelques journalistes ont été autorisés à lui rendre visite. Lors de cette rencontre, il a menacé le gouvernement d'appeler à manifester : « Si le régime continue à me restreindre, à me détenir dans ma maison, aussi illégal que ce soit... J'appelle chacun d'entre vous, citoyens à protester contre cela. Au minimum, empêchons les aussi de se déplacer. Nous avons tous les mêmes ambitions pour ce pays. Vous ne pouvez pas continuer à nous détenir et vous continuez à jouir de votre propre liberté. Ceci ne serait être accepté. Donc restons vigilants, restons en alerte. »

Rassurer les Ougandais

De son côté, le nouvellement élu président Museveni donnait une conférence de presse dans sa maison de campagne à Rwakitura. Il a voulu rassurer les Ougandais sur la situation sécuritaire : « Je leur ai dit avant les élections que personne ne pourrait perturber ce scrutin. Je vous ai dit que ces élections seraient pacifiques et cela a été pacifique parce que personne ne peut perturber notre paix. Nous avons mobilisé 87 000 policiers, comment pouvez-vous apporter de l'insécurité ? Donc, je veux assurer à tous les Ougandais qu'il y avait la paix avant les élections, il y a eu la paix pendant les élections et il y aura une paix totale après les élections. »

Les patrouilles des forces de l'ordre se poursuivent à Kampala. Aucun incident grave n'a été signalé depuis l'annonce des résultats, samedi en fin d'après-midi.