Processus électoral: la RCA n'ose pas encore crier victoire

La Centrafrique attend encore les résultats du premier tour des législatives pour organiser le second tour et pouvoir, enfin, tourner la page de la transition.
© REUTERS/Siegfried Modola

On connaît désormais le nom du nouveau président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. Mais il manque encore les députés pour avoir un gouvernement complet et prêt à mettre fin à la transition actuelle.

Deux jours après l'annonce de la victoire de Faustin-Archange Touadéra, c'est un peu l'expectative à Bangui. Très rapidement après la publication des résultats, l'ONU a salué le vainqueur, tout comme François Hollande et bon nombre de dirigeants de la communauté internationale.

La discrétion du nouveau président semble avoir contaminé l'ensemble de la classe politique. Pas de grande exclamation, pas de contestation, violente ou non. Dans l'entourage du nouveau président, on se réjouit, mais avec mesure. « C'est une grande victoire, certes, mais maintenant il va falloir se mettre au travail », affirme Jean Baptiste Koba, candidat au premier tour et qui s'est finalement rallié à Faustin-Archange Touadéra.

Soulagement et attente

Un soupir de soulagement pour l'ONU. « C'est tant mieux », confie une source sécuritaire qui surveillait avec attention cet événement crucial. Depuis des jours, les patrouilles de la force française Sangaris et des casques bleus s'étaient intensifiées avec l'appui d'hélicoptères notamment.

Les Centrafricains attendent maintenant les résultats des législatives. Car un président, c'est bien, mais un Parlement c'est encore mieux, plaisante-t-on dans l'entourage de Touadéra. Avant que la Centrafrique n'obtienne ses 140 députés, il va falloir attendre encore un peu. Les résultats du premier tour sont encore en cours de dépouillement. Il faudra ensuite organiser le second round.