Putsch raté au Burkina: fin de cavale pour des soldats de l'ex-RSP

Le président Kaboré avait demandé à son homologues ivoirien que tous les soldats déserteurs de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle réfugiés dans le pays soient remis à la justice burkinabè.
© AFP/SIA KAMBOU

Homme de confiance du général Gilbert Diendéré, Moussa Nebié dit « Rambo » a été extradé avec deux autres Burkinabè de la Côte d'Ivoire où ils étaient réfugiés depuis l'échec du putsch de septembre 2015. La justice militaire avait lancé un mandat d'arrêt international contre ces soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle considérés comme des déserteurs. La demande de leur arrestation avait été faite par le président Roch Marc Christian Kaboré à son homologue ivoirien au cours de leur dernière rencontre à Addis Abeba en marge du sommet de l'Union africaine.

L'adjudant-chef Moussa Nébié alias « Rambo » et son complice, le sergent-chef Roger Kossoubé alias « le touareg » étaient restés fidèles au général Gilbert Diendéré durant le coup d'Etat de septembre 2015.

Selon le rapport de la commission d'enquête sur ce putsch, c'est Moussa Nébié qui avait conduit le commando durant la prise en otage du président de la transition et des membres du gouvernement.

Après l'échec du putsch, Moussa Nébié et une dizaine de soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle s'étaient enfuis vers la Côte d'Ivoire. Et faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international lancé par la justice militaire burkinabè.

Collaboration ivoirienne

Leur séjour en terre ivoirienne était compté depuis le tête-à-tête entre le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré et son homologue ivoirien à Addis Abeba en marge du dernier sommet de l'Union africaine. Le président Kaboré avait alors demandé que tous les soldats déserteurs réfugiés en Côte d'Ivoire soient arrêtés et remis à la justice militaire burkinabè.

C’est ainsi que l'adjudant-chef, Moussa Nébié, dit Rambo, et deux autres ressortissants ont été remis au Burkina Faso par les autorités ivoiriennes. Dans un communiqué, le gouvernement burkinabè « salue cette action et félicite » les autorités ivoiriennes pour leur collaboration.