Regain de tension entre fractions touarègues dans le nord du Mali

Des soldats maliens à côté de Touaregs.
© MALI-UN/ REUTERS/Joe Penney/Files

Au Mali, un affrontement la semaine dernière, un autre cette semaine, un jeune décédé ce mardi 23 février des suites de ses blessures, ce qui porte à au moins dix, le nombre des personnes tuées lors d'affrontements entre des fractions touarègues près de Ménaka dans le nord du Mali.

C’est l’assassinat d’un chef d'une fraction touarègue le 16 février qui a déclenché les hostilités. Peu après sa mort, en signe de représailles, des hommes armés ont attaqué les Touaregs d’une autre fraction. La tension est restée vive. Chaque camp a renforcé ses positions et de nouveaux affrontements se sont déroulés.

Cette fois-ci à Inékar-Ouest, située à quelques dizaines de kilomètres de la ville de Ménaka, capitale et nom d’une des nouvelles régions administratives récemment créées dans le nord par le gouvernement malien.

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Au moins dix personnes ont été tuées au cours de ces deux affrontements. Plusieurs autres ont été blessées ce lundi. L’un des blessés n’a pas survécu.

Plusieurs observateurs avancent que des islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) ne sont pas étrangers à ce climat d’insécurité. Ils auraient infiltré plusieurs communautés et ils restent influents dans cette partie du nord du Mali.

Après ces affrontements, un calme précaire règne sur place. Le comité de bons offices, mis sur pied pour apaiser la situation, le reconnaît.