Congo-Brazzaville: neuf candidats en lice pour la présidentielle

Neuf candidats sont en course pour accéder au palais présidentiel.
© Crédit : Wikemedia Commons

La Cour constitutionnelle a examiné pendant deux jours les dossiers des candidats à la présidentielle du 20 mars. Ils lui ont été soumis par la Direction générale des affaires électorales (DGAE). L'unique candidature rejetée, sur les dix enregistrées, est celle d'un inconnu de la scène politique, qui n'a pu verser sa caution de 25 millions de francs CFA. Le général Jean-Marie Michel Mokoko, malgré ses démêlés judiciaires, sera de la partie, tout comme le chef de l'Etat sortant qui cumule plus de 30 ans à la tête de l'Etat.

« La liste définitive des candidats aux fonctions de président de la République pour le scrutin du 20 mars 2016 est arrêtée ainsi qu'il suit : Monsieur Sassou-Nguesso Denis ; Monsieur Nganguia Engambé Anguios ; Monsieur Tsaty Mabiala Pascal ; Monsieur Mokoko Jean-Marie Michel ; Monsieur Okombi Salissa André ; Monsieur Parfait Kolelas Guy Brice ; Madame Munari née Mabondzot Claudine ; Monsieur Kignoumbi Kia Mboungou Joseph et Monsieur Mboussi Ngouari Michel », énumère le président de la Cour constitutionnelle congolaise.

Ça passe pour le général Mokoko

Le nom de l'ancien chef d'état-major Jean-Marie Michel Mokoko figure bel et bien sur la liste définitive publiée par Auguste Iloki, président de la Cour constitutionnelle. A Brazzaville, nombreux étaient ceux qui imaginaient le couperet de l'invalidation pour cet officier supérieur suite à ses déboires judiciaires : depuis quelques jours le général Mokoko répond aux convocations du parquet et de la police au sujet d'une vidéo qui date du début des années 2000, et qui circule sur internet, le mettant en cause dans une apparente tentative de coup d'Etat. Le général, qui a récemment démissionné de ses fonctions de représentant spécial de l'UA en Centrafrique pourra donc participer à la présidentielle.

C'est reparti pour Denis Sassou-Nguesso

Au total, la Cour constitutionnelle a retenu neuf candidatures sur les dix qu'elle a examinées. Celle de Luc Parfait Tchinianga Mavoungou, un inconnu de la politique congolaise, a été rejetée. Il a retiré au trésor public la caution exigée de 25 millions de francs CFA (environ 38 000 euros).

Le chef de l'Etat sortant Denis Sassou-Nguesso repart à la conquête des suffrages, tout comme en 1992, 2002 et 2009.

Quatre anciens ministres, dont une femme, deux anciens candidats à la présidentielle de 2009 et un candidat qui se réclame du centre, complètent la liste.