Libye: Tripoli annonce l'arrestation du chef de l'EI à Sabratha

Photo prise à Sabratha, à l'ouest de Tripoli, en Libye, par les autorités de la ville après un raid aérien de l'armée américaine contre un camp d'entraînement de l'organisation EI, le 19 février 2016.
© REUTERS/Sabratha municipality media office/Handout

En Libye, le gouvernement de Tripoli, gouvernement non reconnu par la communauté internationale, annonce l'arrestation de plusieurs membres de l'organisation Etat islamique, dont le chef de l'EI à Sabratha, ville située à 70km à l'ouest de la capitale, où une frappe américaine a tué plusieurs dizaines de combattants de l'EI la semaine dernière. Mardi soir, des combattants jihadistes y avaient pris possession du centre-ville quelques heures avant de se retirer. Ce jeudi le ministère de l'Intérieur de Tripoli, non reconnu par la communauté internationale annonce ces arrestations de combattants qui auraient eu lieu tout près de la capitale.

C'est la milice « Force spéciale de dissuasion », fidèle au gouvernement de Tripoli, qui a fait l'annonce sur sa page Facebook. Elle précise avoir arrêté ce jeudi 25 février l'émir de l'organisation EI de Sabratha « Mohamed Saad al-Tajouri », surnommé Abou Sleimane. Il était en « mission, lit-on sur la page Facebook, pour le compte des dirigeants de l'EI à Syrte ». Sans plus de précisions sur la mission évoquée.

Mohamed Saad al-Tajouri aurait été arrêté en compagnie de deux hommes présentés comme ses adjoints. Leur nationalité n'est pas mentionnée, mais leurs photos ont été mises en ligne.Leur arrestation aurait eu lieu dans une maison à Tajourah, à 15 km à peine à l'est de Tripoli.

La milice qui revendique leur arrestation, la « Force spéciale de dissuasion », est bien connue. Elle est dirigée par le charismatique et controversé Abderraouf Kara, un salafiste spécialisé depuis 2011 dans la lutte contre le trafic de drogue et la « remise sur le droit chemin » de la population. Depuis plusieurs mois, il fait la chasse à l'EI. Le mois dernier, dans une de ses rares interviews, il affirmait détenir plus de 100 combattants présumés de l’EI dans la prison qu'il administre à Tripoli.