Tchad : le MPS réunit une centaine de partis pour soutenir Idriss Déby

Le président tchadien Idriss Déby a pris la présidence de l'Union africaine, le 31 janvier 2016.
© REUTERS/Tiksa Negeri

Au Tchad, le Mouvement patriotique du Salut (MPS), parti au pouvoir, a été secoué ces derniers jours par des manifestations de rue et une journée «ville morte». Il tente de reprendre la main en organisant, vendredi 26 février, le ralliement d’une centaine de partis pour soutenir la candidature d’Idriss Déby Itno à la présidentielle du 10 avril prochain.

C’est dans une salle surchauffée par les militants des 96 partis politiques, en présence du Premier ministre, lui-même président d’un parti allié, que la signature de la déclaration d’alliance a eu lieu.

Les partis s’engagent à soutenir la candidature d’Idriss Déby Itno, pour un cinquième mandat, à l’occasion de la présidentielle du 10 avril prochain.

L’occasion aussi pour le nouveau secrétaire général du parti au pouvoir de donner le change à la société civile et à l’opposition qui occupent le terrain politique depuis une semaine.

« Un parti politique est fait pour gagner les élections. Mais si l’opposition pense qu’elle devra avoir des relais qui ne sont pas des partis politiques, eh bien l’’opposition nous trouvera, en face », a déclaré Mahamat Zene Bada.

Mercredi, les coalitions « Ça suffit » et « Trop c’est trop », composées de syndicats et d’associations de défense des droits de l’homme, ont lancé un mot d’ordre de « ville morte » à travers le pays pour demander le départ du président Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 26 ans. Un mot d’ordre qui a été largement suivi et qui a été dénoncé par le pouvoir comme une intrusion de la société civile dans le champ politique.