Présidentielle aux Comores: les perdants du 1er tour manifestent

Fahmi Saïd Ibrahim (D) lors de la manifestation du 27 février à Moroni pour protester contre les irrégularités dans le scrutin présidentiel du 21 février 2016.
© AFP

Aux Comores après le tour préliminaire des élections présidentielles dimanche dernier, les résultats provisoires ont créé la polémique puisque deux des trois candidats qualifiés sont en exercice du pouvoir et que des irrégularités ont été relevées lors du scrutin. Une manifestation de protestation a été organisée samedi matin mais elle a été interdite par le gouvernement.

Aux Comores, les candidats malchanceux au premier tour de l'élection présidentielle le 21 février dernier, ont fait front commun avec le 3ème candidat retenu pour le second tour, Azali Assoumani, pour appeler à un rassemblement hier, samedi 27 février, pour protester contre les dérives anti-démocratiques du scrutin. Ces candidats dénoncent des irrégularités dans le vote.

Bien qu'autorisée par la mairie de Moroni, la manifestation a été interdite par le gouvernement qui n'a pas hésité à employer la force, allant jusqu'à arrêter Mohamed Daoud, maire de la capitale et également candidat à l'élection présidentielle.

RFI a recueilli le point de vue du député Fahmi Saïd Ibrahim, éliminé du second tour avec seulement 562 voix de moins que Azali Assoumani.

Le gouvernement craint la manifestation de la vérité. Il n’a pas voulu que le peuple puisse venir manifester parce qu’il a un sentiment de culpabilité… Je ne peux pas accepter que Mamadou et consorts prennent en otage notre pays
Fahmi Saïd Ibrahim: «C'est un recul extraordinaire des libertés»
28-02-2016 - Par Anziza M'Changama

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