Libye: un convoi du groupe Etat islamique ciblé par un raid aérien

A Sabratha, en Libye, après les raids aériens américains qui ont visé un camp du groupe EI, le 19 février 2016.
© REUTERS/Sabratha municipality media office/Handout via Reuters

Un nouveau bombardement aérien visant un convoi de l'organisation Etat islamique s'est déroulé dimanche 28 février. Personne n'a pour le moment revendiqué cette attaque. La multiplication de ces frappes ciblées permet néanmoins d'esquisser la stratégie militaire de la communauté internationale en Libye.

Ajdabyia et Derna à l'est ; Sabratha à l'ouest et la région de Bani Walid, au centre du pays. Les frappes aériennes contre des cibles jihadistes s'accélèrent en Libye depuis huit mois. Les Etats-Unis ont organisé les trois premières frappes. La dernière en date dimanche 28 février à Sdada, au sud-est de Bani Walid, n'a pas été revendiquée, mais l'objectif, un convoi de jihadistes, et la précision laissent penser que des forces étrangères y ont participé. Jusqu'ici la ville de Syrte, le bastion du groupe Etat islamique, a été épargnée.

La raison est à chercher du côté de l'ONU. L'article 51 de la Charte des Nations unies permet qu'un pays puisse attaquer au nom de la légitime défense. C'est sous cette justification juridique que les Etats-Unis procèdent à des attentats ciblés. Que ce soit à Ajdabya, Derna ou Sabratha, de hautes figures de l'organisation Etat islamique comptaient parmi les victimes.

Ces bombardements permettent également d'empêcher le groupe terroriste de s'approvisionner en armes et en hommes. S'attaquer frontalement et massivement à la ville de Syrte relève d'un tout autre procédé. Le gouvernement d'union nationale devrait demander formellement une aide militaire à la communauté internationale. Or ce dernier n'a pas encore été investi par le Parlement de Tobrouk.