Somalie: l'Union africaine veut plus de moyens pour l'Amisom

Un soldat ougandais de l'Amisom, dans la province somalienne du Bas-Shabelle, en 2014.
© AMISOM/TOBIN JONES

Un sommet était organisé dimanche 28 février pour faire le point sur la force africaine en Somalie. Les pays contributeurs de l'Amisom étaient réunis à Djibouti avec pour objectif de tirer les leçons des récentes attaques meurtrières commises par les miliciens shebabs, et faire part de certaines insatisfactions de l'Union africaine.

L'Union africaine estime que l'Amisom manque de moyens et aimerait que les Nations unies la soutiennent davantage.

Smaïl Chergui, le commissaire Paix et sécurité de l'Union africaine, aimerait par exemple que l'ONU soutienne davantage l'armée somalienne, formée et entraînée par l'Amisom, mais sous-équipée.

« Si, au bout du compte, ces éléments qui sont formés ne sont pas équipés et n’ont pas les munitions qu’il faut, comment voulez-vous qu’ils remplissent réellement leur mission et que l’on puisse préparer notre sortie du pays ? » interroge-t-il.

Autre sujet de préoccupation : le salaire des troupes de l'Amisom. Il a baissé depuis le début de l'année et Smaïl Chergui le déplore.« Ils ont décidé de couper de 20 % les salaires alors que les nôtres étaient déjà bien en dessous de ce que paie les Nations unies à ses troupes. Nous voulons que l’Amisom soit traitée comme les missions des Nations unies. C’est tout. »

Enfin, le commissaire Paix et sécurité de l'Union africaine souhaite développer les échanges avec la population somalienne. Promouvoir l'économie locale en faisant marcher les commerces somaliens plutôt qu'en important. Un moyen de « gagner les cœurs » selon Smaïl Chergui, et d’avancer vers la paix en Somalie.