Tchad: deux nouvelles candidatures de l'opposition à l'élection présidentielle

Le député fédéraliste Ngarledji Yorongar (ici en 2008) s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle.
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Au Tchad, l’opposition multiplie les candidatures à l'élection présidentielle du 10 avril prochain, avec l’espoir de contraindre le chef de l’Etat, Idriss Déby Itno, à un deuxième tour pour tenter de le battre. Samedi 27 février, c’est le député fédéraliste, Ngarledji Yorongar et Brice Guedmbaye Mbaimon qui sont entrés dans la course.

C’est d’abord Brice Guedmbaye Mbaimon qui a été investi par le Mouvement des patriotes tchadiens pour la République (MPTR) candidat à l’élection présidentielle du 10 avril prochain. Pour lui, il est temps de mettre fin à la souffrance des Tchadiens.

« Depuis plusieurs décennies, les Tchadiens n’ont aucun motif de joie, de réjouissance, aucun motif de fierté. J’ai humblement accepté d’être candidat à l’élection du 10 avril 2016, parce que, effectivement, mon pays est mal gouverné. Et je voudrais que mon pays change de manière profonde », a déclaré le candidat du MPTR.

Le député Ngarledji Yorongar, coordinateur de la Fédération action pour la République (FAR), lui, a choisi un meeting pour annoncer sa candidature. « Le rendez-vous de l’alternance, c’est demain ! Je n’ai jamais été chez Idriss Déby prendre de l’argent. Je n’ai jamais été son ministre. Il m’a proposé plusieurs fois d’être son Premier ministre et j’ai refusé. Moi je dis : c’est son fauteuil que je cherche ! a-t-il clamé sous les applaudissements. Et de marteler : Je suis peut-être le candidat le plus propre. »

Le député fédéraliste a aussi tenu à remercier le chef de l’Etat, qui a fini par reconnaître que la république fédérale est la forme la mieux adaptée au Tchad. Une idée que Yorongar a toujours défendu, alors que Idriss Déby s’y est toujours opposé.