Afrique du Sud: Jacob Zuma échappe à une 2e motion de censure en près d'un an

Le président sud-africain Jacob Zuma devant le Parlement.
© REUTERS/Schalk van Zuydam/Pool

Ce mardi 1er mars, le président sud-africain Jacob Zuma a échappé à une énième motion de censure déposée par l'opposition de l'Alliance démocratique (DA). La motion a reçu 99 voix pour et 225 contre, dans une Assemblée nationale largement dominée par le Congrès national africain (ANC).

C'est la deuxième fois en quelques mois que Jacob Zuma échappe à une motion de censure. L'Alliance démocratique dénonce « le leadership irrationnel, irresponsable et dangereux » du président sud-africain qui a déjà « causé des dommages irréparables » au pays, selon l'opposition.

Le président Zuma est principalement critiqué pour avoir changé trois fois de ministre des Finances en l'espace de quelques jours au mois de décembre. Une décision unilatérale et abrupte qui avait causé la panique des marchés et entrainé l'effondrement du cours du rand, la monnaie nationale.

Ce mardi, devant le Parlement, le leader de la DA Mmusi Maimane a étrillé le président Zuma, le qualifiant de « vendu ». « La quête de pouvoir de notre président n'a pas pour but de créer une Afrique du Sud plus prospère. Il s'agit uniquement pour Zuma d'être plus riche », a attaqué Mmusi Maimane.

Une charge qui n'a pas réussi à faire basculer la majorité. Les députés du parti « Les combattants de la liberté économique » (EFF) n'ont pas non plus pris part au débat. EFF souhaitait attendre que la Cour constitutionnelle rende son verdict dans l'affaire Nkandla afin de donner plus de poids à cette motion de censure.

La plus haute juridiction du pays – qui a été saisie par l'opposition – doit indiquer prochainement si le président sud-africain doit rembourser une partie de l'argent public (plus de 15 millions d'euros) investi dans sa luxueuse résidence secondaire.