Madagascar et les Comores veulent renforcer leur coopération

Le président des Comores, Ikililou Dhoinine a rendu visite à son homologue malgache Hery Rajaonarimampianina, le 1er mars.
© Sarah Tétaud/RFI

Depuis lundi, Madagascar accueille une délégation officielle de l’Union des Comores. A trois mois de la fin de son mandat, le président comorien Ikililou Dhoinine réalise sa première visite d’Etat sur la Grande Île. L'occasion pour les deux présidents de rappeler toute l’amitié qui lie les deux pays. Occasion surtout de présenter une déclaration conjointe listant les futurs chantiers de coopération entre les deux îles de l’Océan Indien. Madagascar accueille pas moins de 150 000 Comoriens sur son sol, ce qui en fait, de loin, la plus importante communauté étrangère de l’île.

En visite officielle sur la Grande Île, le président de l’Union des Comores Ikililou Dhoinine, a été accueilli hier au palais présidentiel d'Antananarivo par son homologue malgache, Hery Rajaonarimampianina. Au programme de la rencontre, une déclaration conjointe portant sur divers aspects de coopération bilatérale, comme l’explique le président malgache. « Cette visite marque une nouvelle étape de notre partenariat économique, culturel et social, mutuellement avantageux pour les deux pays. »

A en croire le document, les accords de coopération économiques et judiciaires vont être révisés, de nouveaux partenariats montés, la délivrance de visas aux étudiants comoriens et aux médecins malgaches simplifiée, la mobilité des personnes entre les deux pays facilitée.

Tout cela « prochainement ». Les deux Etats prévoient également de collaborer pour délimiter leurs frontières maritimes. L'occasion pour le président comorien d’aborder la question des îles Eparses… et de Mayotte. « L'île d'Eparse, on soutient Madagascar ; l'île comorienne de Mayotte, nous l'avons sur le droit international. Et je crois que le droit international doit être appliqué. »

Des projets de coopération très ambitieux, pour les deux pays de l’Océan Indien. Mais sans réels délais avancés, et avec un président comorien à trois mois de la fin de son mandat, difficile d’imaginer des changements imminents.