Présidentielle au Congo: cinq opposants s'engagent à être «solidaires»

Les leaders de l'opposition congolaise lors de la cérémonie en hommage aux victimes de la répression de la marche du 20 octobre, à Brazzaville, le 30 octobre 2015.
© REUTERS/Roch Bouka

Au Congo-Brazzaville, cinq opposants s'engagent à être « solidaires » en vue de l'élection présidentielle. Le général Jean-Michel Mokoko et quatre candidats issus de la plateforme FROCAD-IDC ont signé en début de semaine la « Charte de l'opposition pour la victoire à la présidentielle de 2016 ». Un moyen pour les opposants d’afficher une unité.

Pour les candidats, le texte représente une façon de répondre à ceux qui reprochent à l'opposition d'avoir échoué à mettre en place une candidature unique pour le 20 mars.

Cette solidarité entre les cinq candidats s'exercera notamment « en cas d'agression, d'arrestation et de privation des libertés individuelles ».

« Dès que notre liberté sera atteinte, on agira. C'est un simple réflexe d'autodéfense », s'exclame Guy-Romain Kinfoussia, le porte-parole du Frocad-IDC.

L'organisation d’éventuelles manifestations est clairement avancée dans le texte : « Les signataires s'engagent à en appeler au peuple pour l'exercice de sa souveraineté en tant que besoin. »

→ A (RE)LIRE : Congo-Brazzaville: une partie de l’opposition suspend ses actions

Si le président sortant Denis Sassou Nguesso l'emporte au premier tour, des manifestations pourraient avoir lieu. « Une victoire mathématiquement impossible », dit-on du côté du Frocad-Idc. « Si le président vole l'élection, il faudra réagir », déclare Guy-Romain Kinfoussia.

La solidarité s'exercera aussi au second tour : tout le monde devra se ranger derrière le candidat qui aura obtenu le plus de voix.

En cas de victoire à l'élection, la Charte prévoit la mise en place d’un gouvernement d'union nationale qui devra travailler à un projet commun issu des programmes respectifs des cinq candidats.