Attaque contre Alpha Condé en 2011: six soldats condamnés mais libres

Des soldats devant la résidence du président Alpha Condé attaquée le 19 juillet 2011.
© AFP PHOTO/CELLOU DIALLO

En Guinée, le verdict vient de tomber dans l'affaire des militaires accusés de manquement lors de l'attaque du domicile du président Alpha Condé en 2011. Les six hommes ont été reconnus coupables « de désertion et de violation de consignes », mais ils ont été laissés en liberté.

Les six prévenus, dont l’ex-chef d’état-major, le général Nouhou Thiam, sont sortis libres de la cour d’appel de Conakry. Pourtant, le tribunal militaire les a jugés coupables « de désertion et de violation de consignes ».

Selon l’accusation, les six soldats n’ont pas répondu aux ordres de leur hiérarchie, lors de la violente attaque du chef de l’Etat Alpha Condé et sa tentative d’assassinat en juillet 2011. Or, selon le Code pénal guinéen, les deux chefs d’inculpation ne peuvent excéder deux ans d’emprisonnement en temps de paix, comme c’était le cas en 2011. « La détention du général et de ses co-accusés était déjà arbitraire depuis deux ans », lance un avocat de la défense.

Il faut rappeler que les six soldats étaient détenus depuis plus de quatre ans, ce que dénonçaient plusieurs associations de défense des droits de l’homme. L’Etat guinéen, partie civile, a d’ailleurs été condamné à verser une amende en 2014 pour « détention abusive » à deux des accusés.