Fusillade du 21 février à Madagascar: pas de victime selon la gendarmerie

Le fils du président malgache Rajaonarimampianina (photo), Matthieu Rakotoarimanana a été mis en cause dans l'affaire de la fusillade du 21 février dernier sur le site d'une mine de titane.
© AFP PHOTO/RIJASOLO

Matthieu Rakotoarimanana, fils du président de la République malgache, aurait été impliqué dans une fusillade le 21 février dernier. Si avant-hier, la gendarmerie ainsi que la garde présidentielle avaient confirmé la présence du fils du président de la République sur les lieux, ce n'était plus le cas hier.

A l'origine du conflit, un différend sur l'exploitation d'une carrière. Un huissier accompagné de gendarmes ont apporté une ordonnance du tribunal exigeant le départ des mineurs. Certains ont contesté cette ordonnance et refusé de quitter les lieux. Les gendarmes seraient alors partis mais des coups de feu ont retenti quelques minutes après leur départ. Des tirs provenant des hommes accompagnant le fils du président de la République, qui s'était rendu sur le site de cette carrière de cristal titane (pierre semi précieuse) pour en revendiquer l’exploitation, auraient entraîné la mort d'un homme selon les mineurs.

Si avant-hier, la gendarmerie ainsi que la garde présidentielle avaient confirmé la présence du fils du président de la République sur les lieux, ce n'était plus le cas hier. Pour le général Florens Rakotomahanina, commandant de la gendarmerie pour la région Analamanga, les gendarmes n'étaient pas en mesure de reconnaître le visage du fils du président. « Les gendarmes qui étaient requis par huissier n’ont pas vu le fils du président de la République mais ils ont vu des gens arriver, des gens qui ont fait le coup de feu, explique le général de gendarmerie. Les tirs étaient en l’air et personne n’a été touché, ni blessé par balles. Après le ratissage mené par les éléments de la gendarmerie sur place, aucune trace n’a été décelée aussi peut-on confirmer à ce jour qu’une personne soit décédée ».

(Jeudi 3 mars) Le rapport des gendarmes confirme bien la présence du fils du président à la carrière de cristal titane. Muni d’une ordonnance du tribunal, accompagné d’un huissier et d’éléments des forces de l’ordre, il revendique l’exploitation. Mais les mineurs contestent les documents, comme cet homme, témoin de la scène (qui raconte)
Fusillade à Madagascar: écoutez le reportage de notre correspondante diffusé vendredi 4 mars sur nos antennes
05-03-2016 - Par Jeanne Richard