Djibouti : climat de tension avant l’élection présidentielle du 8 avril

Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh.
© AFP PHOTO/KARIM SAHIB

A Djibouti, l’élection présidentielle du 8 avril prochain se prépare dans un climat tendu. Alors que le président, Ismaïl Omar Guelleh, brigue un quatrième mandat, le pays vit sous l’état d’urgence depuis fin novembre et une partie de l’opposition prône le boycott de l’élection l’estimant jouée d’avance.

Parmi les sujets de discorde figure l’accord-cadre, signé en 2014, entre le gouvernement et l’opposition et qui prévoyait notamment une réforme de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). « Une réforme qui n’a pas eu lieu », dénonce l'opposition.

Interrogé, samedi 5 mars, sur cette question lors d’une conférence de presse, à Kigali, à l’issue d’une visite de deux jours au Rwanda, le président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, a botté en touche.

« Nous, la partie gouvernementale, nous estimons avoir rempli notre part du marché c’est-à-dire que nous avons donné notre avis sur la Commission électorale et nous avons aussi accepté toutes les autres conditions demandées par l’opposition. Maintenant, si les deux acteurs sont sérieux et fiables, il ne doit pas y avoir de problèmes politiques chez nous. L’opposition est là. Elle va présenter ses candidats et nous allons nous retrouver sur le terrain », a déclaré le président de Djibouti, Isamaïl Omar Guelleh.
 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.