Ban Ki-moon en Algérie pour faire avancer les discussions sur le Sahara occidental

Une image publiée par l'Algérie Presse Service montre le président algérien Abdelaziz Bouteflika avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, à Alger le 6 mars 2016.
© AFP/STRINGER/APS

Ban Ki-moon, a été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika, à Alger dimanche 6 mars. Cette visite a été principalement consacrée au Sahara occidental. Le secrétaire général de l’ONU était avant-hier dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie.

L’objectif affiché par Ban Ki-moon est sans équivoque : faire reprendre les pourparlers entre le Maroc et le Polisario. Pour ce faire, l’envoyé spécial de l’ONU, Christopher Ross, reprendra ses consultations.

Dans le passé, le Maroc a déjà accusé l’émissaire pour le Sahara occidental de « partialité », même si celui-ci a repris ses efforts diplomatiques l'an dernier, sans succès pour l'instant.

« Les enfants qui sont nés au début de l’occupation ont aujourd’hui 40 ou 41 ans. Alors nous devons leur apporter un soutien vital et l’espoir d’un futur meilleur », a déclaré le secrétaire général de l’ONU.

Mais à Alger, l’autre préoccupation du moment, c’est la Libye. Alors que l’Algérie s’inquiète d’une intervention étrangère, Ban Ki-moon a rappelé l’urgence d’une solution politique.

« Des informations alarmantes »

« Il nous arrive de Libye des informations alarmantes ainsi que des actes graves qui pourraient constituer des crimes de guerre », a expliqué le secrétaire général de l’ONU.

Il a poursuivi : « Si les choses ne progressent pas sur le plan politique, la crise humanitaire, à savoir les atteintes à la sécurité y compris les attaques de Daech se multiplieront et gagneront du terrain. »

De leurs côtés, les autorités algériennes ont répété leur opposition à une solution militaire, qui apporterait « destruction » et « chaos ».


Une visite sans importance pour les médias marocains ?

Les déclarations de Ban Ki-moon interviennent au lendemain de sa visite au Sahara occidental dans une zone sous contrôle du Front Polisario. Les médias marocains ont accordé peu d'importance à cette visite diplomatique.

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Fouad Abdelmoumni
07-03-2016 - Par Michel Arseneault