Next Einstein Forum: l’Afrique s’interroge sur la formation des jeunes

Le président rwandais Paul Kagame(G) et son homologue sénégalais Macky Sall (D) ont donné une conférence de presse, ce mardi 8 mars 2016, au Next Einstein Forum à Dakar.
© SEYLLOU / AFP

Le prochain Albert Einsten viendra-t-il d’Afrique ? C’est la grande question posée en ouverture du NEF, le Next Einsten Forum, à Dakar. Il s’agit de la première édition de ce grand rassemblement de chercheurs et de scientifiques venus du monde entier. Si beaucoup sont Africains, une bonne partie d’entre eux ont choisi de travailler à l’étranger pour avoir de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Le président sénégalais Macky Sall et son homologue rwandais Paul Kagame ont participé à une table ronde sur la formation de la jeunesse africaine.

« Les jeunes constituent un potentiel inépuisable, mais pourvu qu’ils soient formés. Sinon c’est une bombe », a déclaré Macky Sall au Next Einstein Forum à Dakar. Avec son homologue du Rwanda, Paul Kagame, ils dressent le même constat : la jeunesse africaine est une force, le potentiel est immense, mais le futur dépendra du niveau d’enseignement proposé.

« L’Afrique est jeune, elle le sera de plus en plus. Les richesses de demain dépendent de ce que nous inventons, et de ce que nous mettons dans l’esprit de nos enfants aujourd’hui », insiste Paul Kagame.

Pour Macky Sall, ingénieur devenu président, l'enseignement des sciences, particulièrement des mathématiques, doit être une priorité, mais il doit évoluer.

Interpellé par un jeune enseignant rentré au pays, le président du Sénégal lui a répondu qu’il avait fait « le bon choix en rentrant au bercail ». « La vocation ne se fait pas sur le montant du salaire, l’important c’est de contribuer au développement national », a expliqué Macky Sall.

A l’étranger, notamment aux Etats-Unis, les chercheurs africains disposent néanmoins de budgets conséquents pour mener les travaux. L’Afrique devra un jour s’aligner si elle souhaite les voir rentrer.

Il faudrait bien revenir et j'espère que les conditions vont être un peu améliorées, qu'il y ait un peu de liberté, pour permettre que les choses qu'on a pu apprendre à l'extérieur, on puisse venir les pratiquer au pays.
Des jeunes chercheurs africains témoignent
09-03-2016 - Par Caroline Lachowsky