Côte d'Ivoire: violents heurts entre FRCI et habitants d'Assuéfry, dans l'est

Un soldat des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), en 2012 (photo d'illustration)
© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

En Côte d'Ivoire, de violents affrontements ont eu lieu en début de semaine entre forces de l'ordre et populations de la région de Bondoukou. Une affaire de trafic de noix de cajou avec le Ghana voisin a mal tourné et les populations, furieuses, s'en sont même prises à deux ministres ce mardi.

C'est la saisie d'un chargement de plusieurs tonnes de noix de cajou qui a mis le feu aux poudres dans la nuit de lundi à mardi. Les faits ont eu lieu dans la commune d'Assuéfry dans l'est du pays. Une précieuse marchandise apparemment destinée à un trafic d'anacarde avec le Ghana voisin où les usines implantées de l'autre côté de la frontière sont frappées par une pénurie de matière première.

Une fois la précieuse marchandise saisie, des affrontements ont eu lieu entre forces militaires des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire) et la population locale. Affrontements qui ont dégénéré, puisqu'on dénombre deux morts et 19 blessés.

Aussitôt dépêchés sur place pour apaiser les esprits, le ministre de la Défense Alain Richard Donwhai et celui des Ressources animales Adkoumani Koneban Kouassi n'ont pas complètement réussi à calmer le jeu puisque. Ils ont été, à leur tour, pris à partie par la population très remontée contre les autorités.

Outre les dégâts matériels précédents pillage, incendie de moto et de scooter, la voiture du préfet qui conduisait les ministres a fait les frais de cette colère et les ministres en ont été quittes pour une belle frayeur.

Si la situation est désormais apaisée, le problème reste néanmoins entier. Le trafic transfrontalier représente une manne trop importante pour que les populations y renoncent du jour au lendemain.