RDC: le Front citoyen 2016 demande «une protection particulière» à l'ONU

Ntoto, Walikale, Nord-Kivu. RD Congo: une patrouille de domination de terrain menée par le bataillon indien de la Force de la MONUSCO à Ntoto. La patrouille assurait la protection des personnes déplacées internes, le 7 août 2014 .
© MONUSCO/ Lt Col Kuldeep Kumar

Des émissaires du Front citoyen 2016, une plateforme de l’opposition et de la société civile en République démocratique du Congo, appellent les Nations unies à mieux les protéger. Floribert Anzuluni et Paul Nsapu ont martelé leur message aux diplomates accrédités au Conseil de sécurité à New York. Ces militants cherchent à faire entendre leur voix avant le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).

Le coordinateur du mouvement congolais Filimbi et de la plateforme Front citoyen 2016 est alarmiste. Floribert Anzuluni appelle la Monusco devrait veiller sur les militants et les journalistes « au vu de la situation de plus en plus grave, de la répression sur les activistes, en particulier Lucha et autres Filimbi, et les politiciens ».

« Nous leur avons fait savoir que cette situation ne pouvait pas continuer et qu’il était important qu’aujourd’hui les Nations unies s’impliquent pour que cela cesse, d’autant plus que cette répression est principalement liée au processus électoral », a ajouté le militant.

« Processus électoral »

Pour ce faire, Floribert Anzuluni appelle l’ONU à s’impliquer d’avantage auprès des autorités congolaises assurant que « la Monusco devrait prêter une attention particulière sur la situation des activistes, des journalistes et les opposants politiques ».

« Les activistes, les journalistes et les opposants politiques devraient avoir une protection particulière pendant le processus électoral », a-t-il conclu.

De son côté, le gouvernement de Kinshasa considère Filimbi comme les autres mouvements citoyens, illégaux et menaçants pour la stabilité de la République démocratique du Congo.