Gabon: la dissidence du PDG aura son propre candidat à la présidentielle

Ali Bongo photographié en mars 2014.
© PHOTO/POOL/BART MAAT

A quelques mois de la prochaine élection présidentielle, les lignes bougent au Gabon. Mercredi 9 mars, Ali Bongo Ondimba a exclu trois députés du Parti démocratique gabonais (PDG, parti au pouvoir), pour indiscipline notoire. Ceux-ci, accompagnés de nombreux sympathisants, ont tenu un meeting pour annoncer leur refus de quitter définitivement le PDG.

Ce sont les grandes vedettes du jour. Alexandre Barro Chambrier et Michel Menga ont mobilisé du beau monde. Quasiment tous les opposants ont mis leurs meilleurs costumes pour venir accueillir les nouveaux adversaires d'Ali Bongo Ondimba.

« Puisque le PDG est un patrimoine commun, nous prenons une part de notre patrimoine et nous allons créer une ère du PDG que l’on appellerait PDG Héritage et Modernité », a déclaré Michel Menga, à la tribune.

Il a poursuivi : « Puisque nous nous préparons à une élection présidentielle, le PDG aura son candidat. »

« En porte-à-faux »

Tous les militants ont compris que le candidat du PDG Héritage et Modernité sera l'ancien ministre du Pétrole et ancien haut cadre de la Banque mondiale, Alexandre Barro Chambrier.

« Ils sont en porte-à-faux avec les statuts. Cette déclaration ne nous concerne pas, ils sont exclus et ne peuvent pas parler au nom du PDG », a commenté Fidèle Angoué Mba, porte-parole du parti au pouvoir.

Au Gabon, plusieurs partis ont plusieurs tendances. Mais c'est la première fois que le PDG au pouvoir se retrouve devant cette équation, depuis sa création il y a 48 ans.