Election au Niger: les syndicats appellent pouvoir et opposition au dialogue

L'opposant Hama Amadou (à gauche) et le président sortant Mahamadou Issoufou (à droite).
© AFP/Issouf Sanogo/Farouk Batiche/Montage RFI

Les syndicats nigériens sont inquiets. L'intersyndicale des travailleurs du Niger lance un appel pressant au pouvoir et à l'opposition en faveur d'un dialogue direct pour éviter que le second tour de la présidentielle, le 20 mars, ressemble à une élection sans crédibilité.

Les plus importantes centrales syndicales du Niger ont pris l’initiative de ramener la classe politique à la raison. Selon l’intersyndicale ITN (Intersyndicale des travailleurs du Niger), le climat politique qui règne au Niger entre les deux tours est inquiétant.

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« L’intersyndicale des travailleurs du Niger déplore la persistance et le manque de dialogue politique qui caractérise les relations entre les acteurs politiques de notre pays, dénonce Djibrila Idrissa, secrétaire général de la confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN). Je lance un appel pressant au président de la République, au nom de l’intérêt supérieur de la nation, d’engager instamment un dialogue politique direct avec l’opposition, afin d’éviter à notre pays un scrutin présidentiel sans crédibilité. »

Eviter la surenchère

Pour l’Union des syndicats de travailleurs du Niger (ISTN), il est temps que tous les acteurs évitent la surenchère qui peut devenir dangereuse. « Nous leur avons lancé un appel pour qu’ils modèrent leur langage, explique un représentant de l’organisation. Ce ne sont pas des langages de nature à préserver cet instrument nécessaire, indispensable, à notre pays, qui est l’unité nationale. Nous avons lancé également un appel à la Céni. Il y a en tout cas eu des ratés dans l’organisation de ce scrutin ! Ce qui est fait est fait, mais il ne faut pas permettre aux gens de continuer. »

Les syndicats nigériens invitent la communauté internationale à s’impliquer activement pour amener la sérénité au Niger.

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